« Divergent » de Veronica Roth.

divergent ebook

« Dans un Chicago post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions : les Altruistes, les Audacieux, les Sincères, les Érudits et les Fraternels. Chacune est consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de créer une civilisation parfaite.

À 16 ans, les adolescents doivent choisir leur faction, pour la vie. Avant de prendre cette décision, ils passent des tests pour connaître la vertu la plus proche de leur personnalité.

Pour Béatrice, issue d’une famille Altruiste, le choix s’annonce plus difficile encore. Ses résultats ne sont pas concluants. Cas rarissime, elle peut choisir entre 3 factions. Pour sa sécurité, elle garde le secret sur sa véritable nature et choisit la faction réputée la plus dangereuse : les Audacieux. Ce qui surprend tout le monde, y compris elle-même. Son choix ne sera pas sans conséquences. Il apportera le chaos mais lui fera aussi découvrir l’amour… »

Avis : Eh bien voilà longtemps que je n’avais pas dévoré un bouquin tout un weekend, j’en ai profité que mon fils soit malade à rester à côté de lui avec ma liseuse mais aussi j’en ai profité le temps de mes nuits blanches qu’il m’a fait samedi et hier soir. J’espère juste être opérationnelle pour un lundi, nouvelle semaine.

Que dire, j’ai trop hâte de voir Divergent sur grand écran, la bande annonce est tout simplement géniale, un coup de coeur pour les acteurs qui jouent Tris et Tobias alias « Quatre ». Je vous avoue ne m’être jamais oh non jamais penchée sur cette série pour laquelle je me disais encore un énième YA comme on a l’habitude d’en lire. Et bien j’ai été prise par mon propre piège et après avoir refermé ce premier tome j’avoue que c’est un coup de cœur.

Je vous avoue avoir eu une large préférence pour Divergente que Hunger Games si nous devions comparer ses deux dystopies. Ici nous sommes témoins d’une Amérique divisée en 5 factions. Chacune des factions est composée d’humains mettant en valeur ce qu’ils sont capables de faire le mieux. Nous comptons les « Audacieux », les « Sincères », les « Érudits », les « Fraternels » et enfin les « Altruistes ».

Les Audacieux clament le courage, les Sincères incapables de mentir, ne disent que la vérité, les Érudits ne jurent que par le savoir, les Fraternels valorisent l’amitié et l’entraide et enfin les Altruistes, dans laquelle notre héroïne Béatrice grandit, servent leur dévouement aux autres. On reconnaît chaque faction par sa couleur vestimentaire.

C’est à l’âge de 16 ans que tous les jeunes sont appelés officiellement à choisir leur faction, la plus grande décision de leur vie, il choisira la faction dans laquelle ils finiront leur existence.

Nous sommes loin de l’ambiance militaire d’Hunger Games, mais presque, nous suivons bien évidemment les aventures de Béatrice dit « Tris » suite au choix de sa faction qui sera autre que celle dans laquelle elle a grandi. L’évolution de notre jeune héroïne se fait crescendo, d’une allure frêle et fragile, Béatrice fera son apprentissage, un combat, une lutte, une compétition pour être dans les retenus de la faction car seuls 10 jeunes gens seront choisis après plusieurs tests et épreuves chaotiques. Tris s’y fera des amis comme des ennemis mais trouvera ce qu’elle n’a encore jamais connu, l’Amour en la personne de son instructeur Quatre, j’avoue avoir eu un faible pour lui et les scènes sont magnifiques. L’auteure n’hésite pas à mettre en danger notre héroïne ou même à la faire subir des situations humiliantes voire très douloureuses pour sa petite personne mais elle met surtout en avant son intelligence.

Petit à petit se dessine le coup d’état politique, une guerre entre factions, qui va clore ce premier tome. Tout s’enchaîne et se précipite… Tris y perd beaucoup dans cette bataille, la fin se termine en gros point d’interrogation, quel avenir pour ceux qui ont survécus ???

Bref un super premier tome, impossible de le refermer, j’espère juste que le second tome soit aussi excellent voire meilleur si je peux dire… Le tome 2 à venir donc !

1er baiser… Tris & Tobias.

« A croire qu’il me connaît mieux que je ne me moi-même. Se pourrait-il qu’il ressente quelque chose pour moi, malgré tout ce que je ne suis pas ? Peut-être… Je le regarde d’un air suspicieux.

– T’as pas les yeux dans ta poche, toi.

– J’aime bien observer les gens, répond-il.

– Toi non plus, tu ne sais pas mentir.

Il pose une main sur le rocher, à côté de la mienne. Je le regarde. Il a de longs doigts fins, faits pour des gestes rapides et adroits. Pas des mains d’Audacieux, plutôt épaisses et solides, habituées à casser des choses.

– D’accord.

Il approche son visage du mien et son regard s’attarde sur mon menton, sur ma bouche, sur mon nez.

– C’est parce que tu me plais.

Il le dit simplement, ouvertement, et ses yeux papillonnent jusqu’aux miens.

– Et ne m’appelle pas Quatre. Ça fait du bien d’entendre mon nom.

Tout à trac, il s’est dévoilé, et je ne sais pas comment réagir. Je commence à avoir chaud.

Tout ce que je trouve à dire, c’est :

– Mais… Tobias… tu es plus vieux que moi…

Il me sourit.

– C’est vrai que ce fossé de deux ans est totalement insurmontable.

– Je n’essaie pas de me dévaloriser, rectifié-je. C’est juste sue j’ai du mal à comprendre. Je suis plus jeune que toi, je ne suis pas jolie, je…

Il rit, d’un rire grave qui semble venir de très loin et pose sa bouche sur ma tempe.

– Quoi, soyons honnêtes, insisté-je, le souffle court. Je ne suis pas moche, mais on peut pas dire que je sois jolie.

Il secoue la tête.

Admettons. Tu n’es pas jolie. Et alors ?

Il m’embrasse sur la joue.

– Tu le plais comme tu es. Tu es super intelligente. Tu as du cran. Et même maintenant que tu sais pour Marcus…

Sa voix s’adoucit.

– … tu ne me regardes pas comme un chien battu.

– Parce que tu n’en es pas un.

Il me fixe en silence. Puis il me touche le visage, se penche vers moi et sa bouche effleure mes lèvres. La rivière tonne et une gerbe d’écume me mouille les chevilles. Il sourit jusqu’aux oreilles, et presse sa bouche sur la mienne.

Je suis tendue, ne sachant pas trop comment faire. Du coup quand il s’écarte, je suis sûre que je m’y suis mal prise. Mais tenant mon visage fermement entre ses mains, il m’embrasse de nouveau, avec plus d’assurance. Je passe un bras dans son dos et ma main remonte le long de sa nuque, jusqu’à ses cheveux.

Pendant quelques minutes, on s’embrasse, tout en bas du gouffre, cernés par le grondement de l’eau. Et quand on se relève, main dans la main, je songe que si on avait tous les deux fait un autre choix, on aurait peut-être vécu la même chose dans un environnement plus paisible, vêtus de gris et non de noir. »

« De fièvre et de sang » de Sire Cédric.

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« Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang.

Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle…

Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Sviirta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang.

S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique… « 

Avis : Voici ma seconde lecture de cet auteur, j’ai découvert cette  excellente plume grâce à « L’enfant des cimetières » qui m’a donné les sensations que j’espérais, gore à souhait mais surtout impossible de refermer le livre, même dans mon sommeil, l’histoire tournait en boucle inconsciemment.

Dans « De fièvre et de sang », nous trouverons une atmosphère moins gothique mais plus surnaturelle. L’auteur ici nous sert des victimes (bien-sûr), des loups et du sang, des litres de sang dans une ambiance qui se veut violente, un rythme haletant, des meurtres horribles, j’ai trouvé captivant mais surtout j’en voulais encore.

Nous voilà à suivre les aventures d’Alex Vauvert, un flic  décrit comme baraqué et bourru et Eva Svarta une profileuse albinos. Tout au long de la lecture, nous apprenons à faire connaissance de ces deux protagonistes que nous découvrirons pleins de failles, blessés par la vie. Impossible pour ma part de ne pas m’être attachée à ses deux personnes et surtout l’auteur les rend très convaincants et efficaces.

Nous commençons le livre avec du lourd, la première scène donne directement le ton, qui se veut gore et stressant. Une jeune fille se réveille nue sur un matelas ensanglanté, perdue ne sachant pas où elle se trouve, elle est ligotée et ne pensera qu’à fuir ses kidnappeurs. Mais ce que nous apprendrons est que cette jeune victime était sur le point de subir un drôle de rituel, bien étrange mais surtout maléfique, que son nom faisait partie d’une longue liste de pauvres victimes, toutes écorchées et vidées de leur sang. Mais l’arrivée in extremis de notre duo Svarta/Vauvert va déjouer les plans de nos assassins.

On assiste là à un super polar à la manière américaine mais situé en France, j’avoue n’avoir jamais été attirée par les décors français mais ici l’auteur me fait oublier ce sentiment de rejet, bien au contraire, il s’en est tellement bien servi que le paysage est totalement adéquate à l’atmosphère macabre du livre, ainsi que l’action est super bien menée.

L’auteur a réussi à me capter dès les premières notes d’écriture, avec son duo aux personnalités bien mystérieuses, il nous mène droit au but dans une écriture fluide et simple. Il est vrai que Sire Cédric m’avait fait aimé son écriture « poétique » et son atmosphère très gothique dans « l’enfant des Cimetières » alors qu’ici rien de tel, nous y retiendrons un excellent polar bien sanglant, au rythme bien pressant du début à la fin. Il fait aussi prendre des risques à ses personnages, les faits vivre, joue avec leur vie.

Mais pour les fans du genre vous serez servis, l’auteur nous offre un cocktail de surnaturel, d’horreur et revisite même un personnage, un nom, une figure connue que je vous laisse découvrir. Bref une lecture que je recommande c’est rebondissant, le temps presse, l’enquête est passionnante…

La bonne nouvelle… Angelopolis de Danielle Trussoni.

Et voilà j’attendais cette sortie avec impatience, « Angelopolis » de Danielle Trussoni n’est autre que le premier tome de « La malédiction des anges » du même auteure. Ma passion pour les anges s’étend même dans la littérature et je suis ravie d’apprendre aujourd’hui qu’il sortira le 10 avril prochain aux éditions Fleuve noir. Présentation…

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« La Malédiction des anges 10 ans après : Verlaine retrouve enfin Évangéline, qui doit affronter son destin de Nephilim.

Paris, de nos jours. Verlaine, l’un des meilleurs Chasseurs d’anges de la capitale, est dépêché sur la scène du meurtre d’un ange. Tout porte à croire qu’il s’agit d’Évangéline, la jeune femme devenue Nephilim qu’il n’a pas vue depuis plus de dix ans. Pourtant, il l’aperçoit quelques instants plus tard. Elle a tout juste le temps de lui confier un trésor mystérieux quand elle est enlevée par un ange mercenaire, Eno, à la solde de la redoutable famille Grigori.

Troublé par cette rencontre et persuadé qu’il est de son devoir de protéger Évangéline, Verlaine se met en tête de la retrouver. Il s’envole donc avec son mentor, Bruno, à Saint-Pétersbourg. Là-bas, sur les terres gelées de la plus grande famille Nephilim de toute l’histoire, les Romanov, Verlaine et Bruno traquent le moindre indice. C’est ainsi qu’ils entendent parler d’un objet fabuleux : l’herbier de Raspoutine, un album contenant la recette d’un remède susceptible d’anéantir les pouvoirs des Nephilim. Entre la France, la Russie et les Balkans commence une enquête passionnante et dangereuse, qui va précipiter un peu plus l’affrontement final entre les anges et les humains… »

J’ai hâte !