« PRÉDATION » DE JÉRÔME CAMUT & NATHALIE HUG.

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« Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé.
Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre.
Aucune piste, aucun lien, aucun mobile…
Qui sont ces hommes ? Pourquoi ont-ils été choisis ? Pour quelle mise à mort aberrante ?
Prédation entrouvre la porte d’un univers imprévisible et angoissant, étrangement en prise avec les faits divers les plus choquants de notre époque. »

Mon Avis : Voici un duo d’auteurs que j’apprécie beaucoup, me voilà à partir en Australie avec ce titre comme distraction. C’est plus de 500 pages dévorés tous les soirs et tous les matins, quel plaisir ! Et j’en redemande encore…

« Prédation » c’est 85 chapitres que j’ai englouti à un rythme qui se voulait dingue, oppressant… La pression monte crescendo et le final quel cliffhanger !

Un enquêteur, Rufus Baudenuit,  51 ans, qui se dit ours, je l’ai trouvé plein de charisme, c’est un personnage tourmenté qui sombre de plus en plus dans l’alcool. Rufus a bon flaire lorsqu’il trouve des points communs entre un suicide et un meurtre. Parallèlement Andréas, père d’une petite fille Clara tous deux enlevés par un certain Kurtz. Andréas est séquestré, se retrouve dans une pièce, ne sait où il est, quel jour nous sommes. Mais Andréas a plutôt intérêt d’obéir à la lettre Kurtz, car il pourrait bien perdre sa progéniture dont il ne sait pas non plus où elle se trouve et comment elle se porte… Voilà ce qui rend intéressant la narration, d’avoir l’enquête en cours et son évolution d’un côté et de l’autre, suivre Andréas dans sa séquestration et son devenir… Deux personnages évoluant chacun de leur côté mais qui au final, amène l’un vers l’autre et vice versa.

Kurtz, un personnage machiavélique mais très intéressant, nous découvrons ses origines dans quelques flash-back, une enfance pas tendre, la vie ne l’aura pas gâtée… Plus Rufus progresse dans l’enquête plus il découvre un adversaire redoutable. Le personnage de Kurtz est très bien imaginé, il pense à tout, il calcule tout, avant après… même quand vous pensez qu’il y a une faille.

Une lecture que j’ai trouvé intense, qui monte en puissance au fil des pages. Pas de temps de pause, des rebondissements à fin de chapitre, les auteurs vont même jusqu’à torturer Rufus, on n’épargne personne, pas même les gentils, pas même le lecteur… et la fin… comme on dit « le calme avant la tempête… »

Va falloir entamer la suite sans trop attendre…

Un thriller comme on les aime, pour des sensations comme on aime…

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« Elise » de Lucas Tahtieazym

« Quatre murs ont été érigés autour d’elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures. Et l’épilogue est proche. Voici l’histoire de celle qui voyageait avec les mots.  »

Mon Avis : Il me sera impossible de parler de ce livre sans le spoiler, le minimum vous est dévoilé dans son résumé au-dessus et devrait nourrir votre curiosité et vous motiver pour découvrir ce titre…

Je ne connaissais pas cet auteur mais étant membre du groupe « Mordus de thrillers » sur Facebook, les lecteurs et lectrices faisaient beaucoup d’éloges sur ce livre, son contenu, son auteur, sa plume mais surtout leurs émotions, leur ressenti en finissant leur lecture… Évidement j’ai été curieuse, emballée, envieuse de vivre  les mêmes choses…

Je découvre cet auteur avec ce titre qui est le premier pour moi.

« Elise » est en fait son septième et dernier titre sorti depuis Août dernier. Pourquoi avoir commencer par celui-ci, peut-être par son résumé qui en dévoile peu mais vous plonge dans un petit espace qu’on imagine malsain pour une enfant de son âge, peut-être pour cette petite fille qu’on devine son goût pour la lecture et en fera son univers… et son geôlier… qui est ce ? et pourquoi ?

Thriller psychologique qui m’a tenu en haleine, captivant, touchant, poignant…J’ai été sensible et touchée par Elise, une enfant si attachante, innocente, qui construit son monde grâce à ces richesses littéraires. Une ovation à l’auteur qui dresse toute une liste de livres, vieux, classiques, indémodables, mais aussi des titres récents, limite on les relierait bien. Si je dois citer quelques uns, Blanche Neige et les 7 petits nains, Le Petit Prince, Croc Blanc, Peter Pan, Le Rouge et le Noir, Le Comte de Monte Cristo, Lolita, Les Pilliers de la Terre, la Tour Sombre… etc et j’en passe ô que j’en passe !!!!

On ne peut rester de marbre face à cette enfant qui au fil de ses lectures, ses connaissances comprend qu’elle est séquestrée, devine son sort et les envies de son bourreau… Mais Elise… Elise nous étonne pas sa façon de penser, elle est forte, intelligente malgré une apparence frêle qu’on imagine…

Un sujet grave, choquant, épineux mais l’auteur réussit merveilleusement bien à ne pas nous dégoûter. Les scènes restent dures mais l’auteur n’en dévoile pas plus dans ses descriptions, laissant notre imagination libre du degré d’horreur…

Elise… Une enfant qu’on n’est pas prêt d’oublier… On pourrait tellement en dire…

 

Play de Franck Parisot.

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« Un serial killer sévit à New York. Sur chaque scène de crime, une clé USB contenant un message adressé à la police est retrouvée. Les victimes ont un point commun entre elles : toutes aiment exposer leur vie sur Internet. Les inspecteurs Gabriel Bridge, Joachim Alves et Tsukiyo Morgans se mettent à la recherche du « Cyclope », nommé ainsi en raison de la caméra frontale qu’il utilise pour filmer l’effrayante agonie de ses victimes. Pour tuer, torturer, mettre en scène vos derniers instants avant de les poster sur le Net, sa caméra est sa meilleure arme. Il lui suffit d’appuyer sur play pour livrer le pire aux appétits voyeurs d’une civilisation qui ne vit que par procuration. Un premier thriller implacable et virtuose. »

Mon Avis : Ce livre je l’ai découvert grâce à un un groupe de lecture sur un réseau social, « Les mordus de Thriller ». Les adhérents en parlaient en long et en large et surtout en ont faisait tellement d’éloges de sa lecture  jusqu’à comparer la plume à celle Maxime Chattam ou encore Franck Thilliez.

L’auteur, ici français, s’exporte vers les USA plus précisément dans la ville de New York avec des enquêteurs américains. Je me suis attachée à cette équipe de détectives, de part leur personnalité, leur vie privée, leurs défauts comme qualités à chacun. L’auteur a su les mettre en scène de manière à ce que le lecteur ne puisse et ne veuille surtout pas en perdre une goutte de l’enquête. Je me suis mise même à oublier l’origine de l’auteur tellement le côté américain n’était que trop bien retranscrit. J’en ai été bluffée d’ailleurs.

L’enquête démarre lorsqu’un rôdeur s’en prend aux femmes en les violant et en leur arrachant le bout des seins, en plus de la disparition d’un homme âgé. Delà l’équipe d’enquêteurs composés de Lawson, Bridge, Morgans et Alves, se verront embarqués dans une enquête criminelle bien des plus originales mais tout aussi complexe que ce que leur offre leur routine habituelle.

Seulement lorsque l’homme âgé est retrouvé dans une patinoire, dont le corps a été horriblement mutilé et piétiné, c’est le début d’une longue enquête qui les poussera à bout de nerfs, le temps est compté pour minimiser le nombre de victimes. De plus, la macabre découverte est accompagnée d’une clé USB qui referme une vidéo bien des plus étrange, d’une atmosphère bien glauque, sombre… Delà suivra une série d’évènements inexpliqués, enlèvements, meurtres, des innocents mais pourquoi, par qui, l’auteur ? surnommé « Le Cyclope » tout au long de la lecture.

Le Cyclope est malin, malsain, pervers, calculateur, tortionnaire, et bien plus jusqu’à s’introduire dans le quotidien, l’intimité des enquêteurs même.

Le roman est emportant, captivant, si comme moi vous êtes fan du genre alors n’hésitez pas, osez des visions d’horreur, laissez votre imagination vous emporter dans l’interdit, le jamais vu, ressentez la torture, la peur, les derniers souffles que l’auteur offrent à ses innocents. Pleins de rebondissements, les scènes de torture nous tiennent en haleine malgré notre âme sensible, il faudrait être inhumain… mais on en veut, on en a soif et on en redemande, la lecture éveille en nous lecteur ce côté sombre, machiavélique…

L’auteur a maîtrisé le genre, il a réussi à me toucher, j’ai eu les larmes aux yeux… on ne peut sauver des innocents sans sacrifice…

W3, le sourire des pendus de Nathalie Hug et Jérôme Camut.

W3

« Lara Mendès, jeune chroniqueuse télé, enquête sur le marché du sexe et ses déviances. Elle disparaît sur un parking d’autoroute…

Désemparés par la lenteur de l’enquête, ses proches reçoivent le soutien de Léon Castel, fondateur d’une association de victimes.
Sa fille Sookie, policière hors norme, a enquêté sur une triple pendaison qui semble liée à cette affaire.

Qui a enlevé Lara ? Pourquoi ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits s’affichent depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Réseaux criminels ou tueurs isolés ?

Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié.
Ils auront bientôt une voix : W3. »

Mon avis : Eh bien voilà un moment que je voulais lire quelque chose de fort et à chaque fois il est clair, je retourne à mes premiers amours le thriller/polar.

Cette fois-ci j’avais besoin de sentir le papier, comme je devais faire mon achat à France Loisirs, je me suis arrêtée sur ce gros pavé de 750 pages dont la couverture me plaisait, le terme « W3 » m’a aussi rendu très curieuse et enfin l’occasion pour moi de découvrir la plume des auteurs Nathalie Hug et Jérôme Camut. Chose faite et je ne regrette en rien.

En lisant le résumé, l’atmosphère, le thème de cette lecture est lancée… Me voilà donc à découvrir en avant première le premier tome d’une trilogie qui nous entraîne sur le marché du sexe en Europe et ses déviances. La France étant le lieu où l’action se passe, je n’étais pas emballée mais bien au contraire l’intrigue n’en était plus que réelle de part les lieux connus de Paris. En résumé un premier tome efficace et très bien mené.

Me voilà à commencer les premières pages que l’histoire se révèle prenante et énigmatique, direct j’adore, ma curiosité n’est que titillée à cet instant. Nous faisons la rencontre de Lara Mendès, jeune journaliste qui espère se faire un nom auprès d’un public et surtout auprès de sa société. Lara est décrite comme une jeune femme qui sait ce qu’elle veut, déterminée, fouineuse, prête à se mouiller pour obtenir n’importe quelle information, ce premier personnage est tout simplement excellent. Lara ne fait pas dans les détails et nous la découvrons en train d’enquêter sur le marché du sexe et plus tant son enquête la mènera loin. En effet Lara s’intéresse de près au meurtre d’un avocat célèbre de Paris survenu il y a quelques années mais faute de preuves, l’enquête a tourné court. Mais Lara déterminée, décide de se fondre dans ce milieu, l’avocat étant connu pour avoir certains de ses penchants. D’un autre côté nous faisons la connaissance de Sookie Castel, flic au fort tempérament mais déterminée, se retrouve par le plus grand des hasards aux environs d’une maison bourgeoise où elle fera une macabre découverte, en effet sur les lieux, un homme, une femme et leur fils tous les 3 pendus. Delà Sookie a cette drôle d’impression que ce n’est pas un suicide familiale comme classés sans suite, elle décide de mener sa propre investigation au risque de perdre son insigne. Mais les auteurs fait de ce personnage, un personnage attachant et unique dans son style, elle a du flair. Les deux personnages, Lara et Sookie, n’ont rien en commun mais sans le vouloir, nous découvrirons que leurs recherches seront en quelque sorte liées.

Ce que j’ai aimé dans la construction du livre est que les auteurs nous présentent des personnages très attachants, et nous balancent pas tout d’un coup. Bien au contraire nous prenons le temps de connaître chaque protagoniste selon leur ordre de passage pour en intégrer un autre ayant un lien avec le personnage précédent ou une information qui aurait un lien en parallèle avec celui-ci. Le thème ici traité est très intéressant, et m’a rendu très curieuse. Nous avons des passages durs notamment, à partir du moment où Lara la journaliste se fait enlevée sur un parking, pas mal de chapitres seront axés sur sa séquestration et sur ce qu’elle subit, j’avoue des moments forts perturbants et j’ai crains pour la jeune femme.

Pour un gros pavé, j’ai trouvé l’écriture fluide, une lecture compréhensive, car je prend l’exemple d’un livre de Stephen King que j’ai lu, parfois il m’était arrivé de relire des passages pour en tirer le sens, là non et c’est agréable. Un thème ici traité dur mais il est bon d’ouvrir les yeux sur quelque chose qu’on n’y penserait même pas ou que nous pourrions en imaginer le décor, et quel décor ! Bref ici des personnages tout aussi attachants et crédible sous un fond d’histoire dur mais très réaliste. J’ai adoré, j’ai passé un bon moment, je lisais même la nuit tellement je voulais savoir le dénouement. Bref un premier tome et une première lecture découverte concernant les auteurs que je ne regrette pas mais bien au contraire que je recommande.

Coup coeur : « Le Chuchoteur » de Donato Carrisi

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« Cinq petites filles ont disparu.

Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.

Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, spécialisée des affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure. »

Mon Avis : Que dire de ce fameux thriller ??? je dois vous avouer qu’au départ je lisais le tome 4 d’une série que j’aime beaucoup dans le genre romance paranormale et puis en plein bouquin, j’ai ressenti comme une envie de frisson, de ressentir de fortes émotions.

Je pensais vouloir faire une pause niveau lecture mais en fait par curiosité j’ai commencé à lire donc « le Chuchoteur » de l’italien Donato Carrisi et je me suis dite dès les premières pages, que j’aurais dû le lire depuis bien longtemps surtout avec tous les avis plus que positifs que j’ai pu trouver.

Déjà rien que la couverture, j’ai décelé une atmosphère grave, sombre, une poupée de petite fille ne pouvait que cibler de jeunes fillettes comme victimes. Je ne referais pas de résumé alors que le synopsis révèle juste ce qu’il faut pour attirer un lecteur à le lire. Mais je peux vous dire que c’est un gros coup de coeur pour ma part et j’ai été bluffée du début jusqu’à la fin, impossible de refermer le livre quand il le fallait, l’histoire me tournait même dans la conscience durant le sommeil. Heureusement que cette semaine j’étais en vacances donc je lisais tard dans la nuit, jusqu’aux limites de ma vue, j’avais les yeux qui me piquaient, je nettoyais à plusieurs reprises ma paire de lunettes tellement le flou m’envahissait, me foutait des gouttes dans les yeux pour les soulager.

C’est un livre bluffant, intelligent, d’une machination à faire douter même son lecteur et le pousse dans l’enquête tout en le tenant en haleine. J’ai aimé parce que l’auteur nous plonge dans une atmosphère morbide, sanglante, perverse mais nous propose là une histoire très bien ficelée, une machination extraordinaire. Les personnages sont attachants sans qu’ils soient d’une certaine originalité mais tous s’impliquent dans cette enquête qui se révèle plus complexe à chaque indice découvert. J’ai aimé ce professionnalisme chez ce groupe de personnages, chacun a son histoire, sa vie personnelle mais tous sont liés dans la quête du tueur en série. Pas de temps mort, le temps est sacré et leur file entre les doigts, le tueur a toujours une longueur d’avance sur les enquêteurs, c’est effrayant.

Il faut savoir que « Le Chuchoteur » a fait l’objet d’une grande publicité par les médias français comme étrangers et en refermant le livre, vous avouerez que c’est un succès bien et plus que mérité. Il faut savoir aussi que ce livre est basé sur des faits réels et j’avoue que c’est assez troublant de le penser, le dénouement est incroyable, limite un choc, je me répète mais ce livre est d’une intelligence !!!! Le lecteur plonge dès la première scène de crime dans l’univers du Chuchoteur et se sens comme intégrer dans l’équipe d’enquêteur, ce sentiment prouve qu’on est dans l’histoire, c’est prenant.

Bref vous l’aurez compris, plus qu’un coup de coeur, c’est une tuerie ce livre et j’ai hâte de lire la suite qui aura comme titre « L’écorchée » et dont la sortie française est prévue pour le 16 Octobre prochain.

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Nous retrouvons dans ce second tome, le personnage Mila Vasquez que nous retrouvons sept ans après sa première enquête aux côté du criminologue Goran Gavila, affectée en tant qu’enquêtrice au bureau des personnes disparues qui fera face à une armée de meurtriers.

A savoir que « Le Chuchoteur » est en projet pour une adaptation cinématographique et qu’entre temps l’auteur a sorti un autre titre « Le Tribunal des Âmes » dont l’action se passe en Italie et qui pourrait être adapté en série.

Voilà pour cet auteur, que lire après ça ??? sincèrement !

« La conjuration primitive » de Maxime Chattam.

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« Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.

D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?

Très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre, une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine. »

Mon Avis : Voilà mon gros coup de cœur du mois de Mai, je ne regrette pas d’avoir abandonné le thriller choisi du mois pour le remplacer par mon auteur n° 1 du genre, le grand Maxime Chattam !

Difficile de donner un avis de qualité pour une lecture 5 étoiles comme celle-ci. Je ne reprendrais pas le résumé voire presque, mais en quelques mots comme il l’annonce, des crimes, des victimes malmenées, violées, mutilées, étranglées,  retrouvées dans toute la France. Les descriptions sont horribles et sans le vouloir on s’imagine les lieux du crime, les souffrances horribles subites par les victimes, on se met dans la peau des enquêteurs, on a la rage contre ces hommes, ces monstres, ces barbares qui sèment des corps comme on sème des cailloux. Mais très vite l’hexagone ne suffit plus, toute l’Europe est touchée, pas le temps de se poser pour l’équipe d’enquêteurs, c’est une vraie épidémie, comme les personnages principaux, le lecteur n’aura plus le temps de dormir tellement voir résoudre l’enquête est la chose primordiale.

Dès les dix premières pages, l’auteur a su me capter avec son style fluide et implacable que je lui connais, j’ai de suite reconnu l’atmosphère vécue dans sa très célèbre série « La trilogie du Mal », c’est sanglant, dégoûtant pour rester polie (et pour ne pas dire dégueulasse) mais c’est attractif tout ce sang, ces corps qui ne ressemblent plus à ce qu’ils étaient à l’origine, ce timing si court entre deux découvertes macabres, c’est du cent (sang) à l’heure tant pour les tueurs, tant pour les enquêteurs mais aussi pour le lecteur. De plus l’auteur nous offre un voyage à travers l’Europe, il utilise à merveille le temps, l’espace, la géographie, pas de surplace dans la forme et dans son contenu. Le livre est écrit en trois parties, à la fin de celles-ci l’auteur nous fait une révélation, LA révélation qui relance l’intérêt et motive encore plus son lecteur mais le pire qui fait gravir un échelon en plus dans l’horreur. Une écriture, un récit monté avec intelligence, avec structure, c’est excellent, c’est à se demander jusqu’où l’auteur nous emmènera dans ses prochains écrits, quelle classe ! C’est brute… !

Dans une atmosphère d’enquête policière, l’auteur entraîne son lecteur dans la terreur en plein horreur, de son lecteur il en fait sa victime, son témoin de toute une machination, un visage de l’homme qu’il explore, le MAL. Les mots sont bien choisis, les situations collent parfaitement à l’ambiance voulu, on frissonne, on craint, on se plaque la main devant la bouche par tant de découvertes mais on aime et on en redemande, il a réussi à titiller le côté sombre de mon humanité, le thème abordé et exploré dans son nouvel ouvrage.

Je conseille vivement si vous êtes fan du genre, de la première à la dernière ligne, vous ne pourrez plus faire marche arrière… C’est du grand Maxime Chattam, l’auteur maîtrise son art, il est au sommet de son art… que dire de plus à part bonne lecture à vous !

« Angie 13 ans, disparue » de Liz Coley.

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« Angela, 13 ans, est kidnappée pendant un camp de vacances. Elle réussit à s’évader, rentre chez elle … pour découvrir que son abscence à duré 3 ans. Elle ne se souvient de rien.

Qu’a-t-elle subi durant sa disparition ? Comment s’est-elle échappée et qui est son ravisseur ?
Alors qu’Angela tente de retrouver la mémoire, son comportement devient de plus en plus étrange et totalement incontrôlable. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer … »
 
Mon Avis : Voilà un livre sur lequel il est intéressant de s’y pencher. Je ne connaissais pas l’auteur mais son résumé m’a de suite attiré et m’a rendu très curieuse. Que peut se passer en trois années pour une jeune fille de 13 ans qui n’en a plus aucun souvenir.
 
Dès les premières pages, nous voilà plonger dans les bois, on retrouve Angie lors de son camping, c’est la nuit, elle marche, se trouve un petit coin pour soulager une envie, elle se cache et… c’est le trou noir. Cela durera trois longues années…
 
On retrouvera Angie de retour chez elle comme si de rien n’était, pour sa famille c’est un choc, leur fille frappe à leur porte, physiquement elle a changé, c’est une jeune fille de 16 ans dans des vêtements sales, trop petit pour son âge mais c’est bien elle. Pour Angie, elle a toujours 13 ans et rentre de son camping, contente de retrouver sa famille, la chaleur de son foyer mais tout le monde est bizarre, ses parents n’en croient pas leurs yeux, eux qui avaient presque fait le deuil de leur fille, décidant de tourner la page et d’avoir un autre enfant, passer à autre chose. Mais Angie va vite se perdre dans le temps, elle se sent étrangère dans corps trop grand pour une âme de 13 ans, delà Angie aura une drôle d’attitude et ne pourra qu’accepter ce retour à la réalité où tout le monde veut savoir ce qui lui est arrivé durant ces trois ans, son entourage a changé, ses amis qui aujourd’hui ont d’autres préoccupations et d’autres goûts. Angie aura recours à l’hypnose et ce que vous découvrirez en même temps qu’elle est assez horrible, comment une jeune fille de 13 ans a pu supporter ce qu’elle a subi, comment rester saine d’esprit quand le cauchemar vous a souillé au plus profond de votre âme, des vérités se feront jour, vous découvrirez jusqu’où le cerveau humain est prêt à vous protéger…
 
Une lecture simple qui file à bonne allure, on rentre direct dans le sujet « Angie », que s’est’il passé durant ces trois longues années ? l’enquête mène difficilement, sans les souvenirs d’Angie impossible de remonter sur la piste du kidnappeur, car oui Angie a bien été kidnappé lors de cette fameuse nuit. J’ai été bluffé par l’auteur et son personnage. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Angie, à 16 ans j’aurais cru avoir en face de moi une môme plutôt sensible mais bien au contraire, c’est une jeune femme plutôt déterminée qui veut savoir ce qu’il lui est arrivé, elle traversera par énormément d’émotions, des moments de doute, refusera d’entendre certaines vérités mais voilà elle aura des moments d’absence inexpliqués qu’elle comprendra qu’elle n’est pas maître d’elle même lors de ses absences. L’auteur est arrivé avec succès à me surprendre et à tenir le suspense jusqu’au bout. Plus les pages se tournent plus la curiosité prend place et on partage l’angoisse de la jeune fille. Les relations avec ses parents et ses amis sont tendus, Angie se sent étrangère, n’a plus de repère mais trouvera toutes ses réponses au plus profond de son âme. Mais quand la vérité se fait jour, vous avez envie de crier, vous avez énormément de peine pour toutes les horreurs que la jeune fille a subi mais sincèrement si cette Angie avait existé je lui aurais tiré mon chapeau d’avoir survécu ainsi. Beaucoup d’émotions aussi car la relation avec son père est devenu difficile, elle qui recherche son père aimant bute contre quelqu’un qui la regarde comme une étrangère, difficile pour un père de n’avoir pas pu sauver sa propre chair et son propre sang. La fin du livre est étonnant et  m’a fait soulever le coeur et fait verser quelques larmes, Angie est bien plus qu’une jeune fille de 16 ans banale, en conclusion un très bon livre qui vous fait passer par beaucoup d’émotions que je conseille vivement.