« Did I mention I love you » d’Estelle Maskame.

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« Eden, 16 ans, va passer l été dans la nouvelle famille de son père, à Santa Monica, en Californie. Il vient de refaire sa vie, ce qui signifie qu Eden a trois nouveaux demi-frères. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent … Mais Eden décèle en lui une grande fragilité, conséquence d’un lourd passé. Fascinée, elle ne peut s empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est pourtant défendue : son demi-frère. »

Mon Avis : Voilà un premier tome que j’ai dévoré en un jour, impossible de quitter Eden et Tyler bien qu’il a fallu que je fasse des pauses pour m’occuper de mon foyer. Ah je me dis que j’aurais aimé revivre mes 16 ans malgré les problèmes qu’on rencontre à cet âge, amitié, premiers amours, alcool, drogue, weed, parents séparés, famille recomposée, l’été, le bikini et j’en passe.

Nous faisons la connaissance d’Eden, jeune ado de 16 ans qui débarque à Santa Monica en Californie pour y passer ses vacances mais surtout renouer avec son père avec qui elle n’a pas parlé depuis 3 ans, depuis leur séparation avec sa mère. Entre temps son père a refait sa vie avec Ella, femme avocate, qui a elle-même trois garçons. Tout d’abord réticente et toujours pleines de rancœurs envers son père qui les a abandonné sa mère et elle, Eden pense passer un été horrible, sachant que sa belle-mère a déjà trois enfants. Mais Eden est séduite à l’idée de passer un mois et demi sous le soleil de la Californie, ses plages, ses paysages et plus encore.

Les retrouvailles avec son père ne sont pas convaincants même si chacun de leur côté y met du sien, elle pensait rencontrer ses futurs demi-frères d’un âge très jeune mais ils sont tout aussi ado qu’elle. Le plus grand Tyler a un an de plus qu’elle, 17 ans. Elle comprend dès leur rencontre que c’est le mouton noir de la famille, le bad boy dans toute sa splendeur, fugue, drogue, weed, agressivité et violence verbale, bref le mec dont on n’a pas envie de coller. Mais Eden n’a pas dit son dernier mot et du haut de ses 16 ans, saura composer avec, s’imposer mais surtout apprendre à le connaître et déceler de grandes souffrances chez le jeune homme.

Ah j’ai été transporté par le duo Eden/Tyler, la couverture m’a attiré pas les visages, mais le paysage, la Californie, sa chaleur, sa plage, sa jeunesse. J’ai eu juste un petit doute, je ne voulais pas retrouver un semblant de « After »et heureusement, je me suis attachée à tout ce petit monde même si ces nouvelles amies m’ont un peu saoulé, pas mon style du tout, mais cette atmosphère fraîche, estivale, les grosses teuf alcoolisées, les groupes d’amies populaires. Eden est une jeune fille qui a quand même la tête sur les épaules et n’est en aucun cas influencé par les mauvais côtés de la jeunesse même si à un moment donné et elle est entraîné par son demi-frère, elle reste lucide mais traverse aussi les frasques de leur jeune âge, qui n’a pas un jour pris sa cuite, ou s’être fait ridiculisé dvant sa bande de potes.

L’écriture de l’auteure est très fluide, j’adore, elle a réussi à rendre tout ce beau petit monde addictif, impossible comme je disais au début de faire une pause. La romance entre nos deux protagonistes est devinée dès le début, la rencontre le bad boy et la gentille fille, leurs blessures qui vont les rapprocher, ils vont se chercher et se trouver. Bref inévitable.

Un premier tome réussi que je conseille, qui fait ressortir votre côté fleur bleue…

The air he breathes de Brittainy C. Cherry.

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« Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues. »

Mon Avis : A première vue, j’ai craqué sur la très belle couverture et cette petite phrase qui retient direct votre attention et qui annonçait bien des drames.

Nous suivons ici la vie de Tristan et Elizabeth, deux êtres dont la vie s’est arrêtée brusquement lors de la perte d’êtres chers. Elizabeth a perdu son mari Steven lors d’un accident de voiture, ce dernier aurait perdu le contrôle de son véhicule. Elizabeth malheureuse, malgré des moments difficiles, survit grâce à leur fille Emma, elle s’accroche à la vie et surtout pour sa fille seule rattachement qui lui reste de son défunt mari. Tristan quand à lui a perdu son fils et sa femme, c’est un homme brisé qu’on rencontre dès les premiers chapitres, devenu sauvage, il s’est coupé du monde, de toute civilisation, se néglige physiquement, c’est un homme que tout le monde craint.

Ces deux personnages que tout oppose, partagent les mêmes souffrances, les mêmes tourments, Elizabeth décide malgré tout de reprendre sa vie comme elle peut, entre le vide d’un mari qui n’est plus et une mère qui collectionne les hommes riches, Emma devient sa seule raison de vivre.

L’auteur nous décrit à merveille ces deux personnages, j’ai été séduite, Tristan est un homme qui m’a marqué l’esprit, son personnage est dur, comme Elizabeth, j’aurais été sensible à son mal être, à son côté bad boy torturé. Comment ne pas vouloir lui tendre la main à cet homme qui a tout perdu et malgré l’armure qu’il s’est vite bâti, c’est un homme qui ne demande qu’à retrouver le goût à la vie. En rencontrant Elizabeth, chacun va penser les blessures de l’autre, apporté à l’autre ce qui lui a été enlevé trop tôt, l’amour, le touché, les émotions, en résumé la vie.

Un personnage que j’ai apprécié aussi, c’est la meilleure amie d’Elizabeth, des amies comme ça on en a au moins une dans notre cercle, pleine de vie, très marrante et assez cru, ce qui a donné une touche d’humour à cette lecture très dramatique.

Le titre est très accrocheur et prend tout son sens tout au fil de la lecture, ce ne fut pas un coup de cœur mais un moment agréable de passé, certains passages sont très beaux et tristes, ils sonnent comme des citations sur la vie. L’auteur a su me toucher à ce niveau.

En résumé, un moment agréable, des drames qui vont réunir deux êtres sur le même chemin, dans le même combat, une vérité qui se fait jour, j’ai eu la rage quand même mais bon une romance qui se finit bien comme tant d’autre.

Atelier pâtisserie : biscuits pain d’épices

Atelier pâtisserie dimanche dernier, il faisait tellement moche dehors qu’on s’est occupé comme on pouvait. Pluie tout le WE, donc une partie de mes hommes devant la télé et mon petit et moi au four à préparer des biscuits façon pain d’épices. Résultat un bon pti moment, pas trop sucré comme j’aime, une cuillère de poudre d’épice aurait été bien mais le goût y était… Prochain atelier les Crinkles au chocolat !

Gâteau à la carotte et à la cannelle…

Aujourd’hui c’est la fête à la grenouille, je me serais bien posée pour lire mon bouquin mais je n’y arrive pas et pourtant c’est le tout dernier Camilla Lackerg « Le Dompteur de Lion »… Donc si ce n’est pas la lecture, c’est la cuisine, donc pour ne pas perdre mes carottes (que je suis fatiguée de manger en salade) j’ai opté pour un gâteau carotte à la cannelle ! j’aime la cannelle c’est terrible ! La dernière fois j’avais fait des muffins apple pie au crumble qui a eu du succès auprès de mes collègues, et là je voulais tester un autre mélange avec cette épice…

 

Je voyage seule de Samuel Borjk.

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« La Norvège tout entière est sous le choc : un promeneur a découvert dans la forêt une petite fille assassinée, pendue à un arbre avec une corde à sauter et portant autour du cou un panonceau où figure la mention : Je voyage seule.

Chargée de l’affaire, le commissaire Holger Munch décide de s’assurer l’aide de son ancienne collègue, Mia Krüger, douée d’une intuition imparable. Il part la chercher sur l’île de Hitra où elle vit recluse. Ce qu’il ignore au sujet de Mia c’est qu’elle s’y est retranchée pour se suicider. Or, quand elle regarde les photos de la fillette, elle remarque un détail qui avait jusque-là échappé à tout le monde et comprend qu’il y aura d’autres victimes… »

Mon Avis : Voici un bouquin pour lequel j’ai craqué pour sa couverture France Loisirs. Son résumé sent l’intrigue, le côté sombre comme on connaît si bien des auteurs nordiques.

« Je voyage seule » est un excellent polar, il manquait un peu de gore pour qu’il soit réellement un coup de cœur. Tout est dans le résumé, la découverte d’une première fillette pendue à un arbre avec une corde à sauter ayant une petite pancarte avec comme inscription, le titre du livre.

Delà l’enquête est lancée, Holger Munch sera en charge de l’affaire et décide de contacter son ancienne collègue Mia Kruger, un œil expert, un flair, une intuition dont seule la jeune femme est dotée. La richesse de ce livre réside dans ce duo, un caractère qui leur est propre, un caractère bien trempé mais une collaboration qui séduit le lecteur. Ils ont tous les deux leur histoire, une vie difficile, l’auteur nous décrit ses protagonistes avec à chacun leurs faces les plus noires, alcoolisme, dépression et même tentative de suicide, des personnages fragiles mais d’un certain professionnalisme.

Les pages se tournent vite, lecture fluide, chapitres courts, bref une lecture confortable, on se hâte de tourner les pages, on veut savoir, tant de questions, de rebondissements, l’auteur des crimes fait tourner en bourrique les enquêteurs comme le lecteur. Et la vérité se fait jour à la fin.

Une ambiance très noire, une lecture qui m’a obsédé jour et nuit, il fallait absolument que je finisse ce pavé. Enfin j’ai adoré et j’espère sincèrement retrouver le duo Holger/Kruger car il vaut le coup d’être suivi.

Je suis là de Clélie Avit.

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« Elsa n’a plus froid, plus faim, plus peur depuis qu’un accident de montagne l’a plongée dans le coma.
Thibault a perdu toute confiance le jour où son frère a renversé deux jeunes filles en voiture.
Un jour, Thibault pénètre par erreur dans la chambre d’Elsa et s’installe pour une sieste. Elle ne risque pas de le dénoncer, dans son état. Mais le silence est pesant, même face à quelqu’un dans le coma. Alors, le voilà qui se met à parler, sans attendre de réponse.
Ce qu’il ignore, c’est que pour Elsa, tout est fini, jamais elle ne se réveillera. Mais tandis que médecins, amis et famille baissent les bras, Thibault, lui, construit une relation avec Elsa. Est-il à ce point désespéré lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ? »

Mon Avis : roman annoncé comme un phénomène, lauréat du Prix Nouveau Talent Fondation Bouygues Telecom-metronews 2015, les droits ont d’ores et déjà été vendus par Lattès dans 17 pays. Forcément ça m’intéresse surtout s’il promet de l’émotion…

Suite à un accident en Montagne, voilà 5 mois qu’Elsa est plongé dans le coma. Comme prisonnière de son corps, elle ne peut plus bouger, seul l’ouïe lui permet de rester en contact avec le monde, son monde. Un jour Thibault entre par pur hasard dans sa chambre, venu accompagné sa mère pour rendre visite à son frère, il décide de faire une sieste et le voilà donc à s’installer dans la chambre d’Elsa. Thibault ne désire pas saluer son frère, auteur d’un accident qui a causé la mort tragique de deux adolescentes, il ne peut se rendre au chevet de son frère par colère et déception et c’est auprès d’Elsa qu’i l passera son temps en attendant sa mère.

J’ai adoré cette lecture, ce n’est pas un coup de cœur mais on y lit de très jolies choses, on s’attache à cette drôle de relation naissante, le dialogue tantôt Elsa tantôt Thibault est parfaitement maîtrisé, j’ai adoré, l’amour donne espoir, on s’y accroche dans le malheur de la jeune femme là où les médecins déclarent un non retour, où les parents sont contraints de décider du sort de leur fille, la question « faut-il la débrancher ? ». J’avoue avoir eu cette petite pensée, là où il n’y avait plus d’espoir, un total étranger arrive à son chevet, tombe amoureux d’une totale inconnue qui ne vit que grâce aux machines, et là le miracle tant attendu se produit. Le livre ne pouvait que se finir ainsi, je suis passée par dessus pour y faire place à une très jolie histoire, bien écrite, avec deux personnages attachants. J’avoue être rester sur ma fin j’aurais voulu y lire un après « le réveil », à savoir dans quel état physique et psychologique Elsa revient parmi les siens et de sa relation avec Thibault… peut-être dans un second tome, la continuité de celui-ci ce serait sympa.

Une lecture sympa si vous cherchez de jolies choses, de l’amour, du miracle sans réfléchir, abandonnez vous dans les bras d’Elsa et Thibault…

London Road de Samantha Young.

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(format numérique)

« Entre un père absent et une mère alcoolique, Johanna Walker, vingt-quatre ans, a toujours agi dans l’intérêt de son petit frère Cole. Pour lui assurer un avenir confortable, elle va même jusqu’à choisir ses partenaires selon l’épaisseur de leur portefeuille… Mais avec Cameron MacCabe, ce fragile équilibre vole soudain en éclats. Si son nouveau collègue du Club 39 ne répond en rien à ses « critères de sélection », se montrant même particulièrement mesquin avec elle, son regard ténébreux laisse pourtant entrevoir la promesse d’une passion interdite et tumultueuse. Aussi, lorsque Cameron emménage dans son immeuble, Jo est tentée, pour la toute première fois, de faire passer ses propres désirs en priorité. »

Mon Avis : J’avais bien aimé le premier tome « Dublin Street » mais j’avoue avoir plus le coup de cœur pour ce second tome, alors que rencontrer Jo ne m’avait pas enchanté dans le 1er tome, d’ailleurs peu de souvenirs d’elle j’en avais gardé. Mais ici, je dois dire que je m’y suis attachée.

Pour resituer ce personnage, Jo n’est autre que l’amie et collègue de Joss au Club 39. Celle-ci avait même tenté de séduire Braden mais en vain sans succès, et non ça n’allait pas être leur histoire !

C’est lors d’un vernissage qu’elle fera la connaissance de Cameron « Cam » alors qu’elle est en compagnie de son petit ami du moment, Malcolm, riche gars. Dès leur premier échange, une connexion physique se fait alors, et pourtant Jo ne semble pas intéressée et pourtant cette attraction, cette attirance est plus forte que la raison et pourtant nos deux personnages sont chacun en couple.

Jo permettra à Cam de trouver un job au sein du Club 39 même. Nous assistons aux premiers de ce dernier au Club, mais celui-ci de part ces préjugés envers Jo, sera très froid envers la jeune femme. J’ai adoré, malgré l’attirance entre eux deux, Cam catalogue direct la jeune femme. Les premiers moments entre nos deux futurs amants sont plutôt difficiles.

Mais la roue tourne, et la tendance va vite changer lorsque Cam emménage à London Road et mieux dans le même immeuble que la jeune femme. De là, Cam découvre qui est réellement Jo, car malgré son côté mangeuse d’hommes au portefeuille bien garni, la belle n’a trouvé d’autre moyen pour subvenir aux besoins de son petit frère Cole et de sa mère alcoolique.

Entre Jo et Cam s’installe une forte amitié pour laisser place à la passion et enfin l’amour, Cam sera celui qui redonnera l’espoir à Jo que la vie est tout autre malgré ses inconvénients, elle apprendra à vivre pour elle au lieu de se sacrifier pour autrui.

Une très jolie histoire entre Cam et Jo, j’y suis ressortie touchée, ses deux personnages m’ont marqué j’avoue. Jo dans son combat de tous les jours, survivre ! Un père qui les a abandonné, une mère devenue alcoolique n’ayant que seul ami l’alcool, un petit frère encore ado  qu’elle considère comme son fils et comme sa raison de survie, mais Jo a mis depuis quelques années, sa vie de côté, la femme qu’elle est avant tout. Et Cam arrive, va bousculer leur train train quotidien, deviendra comme un grand frère pour Cole, refera découvrir la joie de vivre à la belle Jo, sera son soutien mais aussi son amour. J’ai trouvé en Cam l’homme idéal, tatoué (eh oui j’adore), gentil, patient, protecteur, d’un grand soutien alors qu’il nous offrait au début le contraire de ce qui nous fera s’attacher à lui. j’ai trouvé bien courageux Cole pour l’ado qu’il est face à une mère alcoolique et limite violente par ses mots.

Bref j’ai été séduite par ce duo, touchée par leur histoire dramatique. Coup de cœur pour ce second tome bien que le premier fût pas mal aussi. A voir si le troisième tome fera plus d’effet.